La compagnie Osmoze et l'association La voie des citoyens organisent, avec le soutien de la Ville, une rencontre de haut niveau à la salle polyvalente.
Amateurs de danse hip-hop, réservez votre 29 mars ! Ce samedi-là, la salle polyvalente de Laval accueillera l'élite française du « break dance », une danse acrobatique caractérisée par ses figures au sol. « Nous avons décroché la licence pour organiser les qualifications françaises du «B. Boy unit». L'équipe victorieuse s'envolera pour la Chine où se tiendra la finale internationale. C'est l'un des plus grands rendez-vous de hip-hop au monde », s'enthousiasme Mohamed Al-Marzak, dit « Momoze ».
Ce danseur de la compagnie lavalloise Osmoze est l'un des organisateurs de la manifestation. Il s'est adjoint les services de UnVsti, association de Saint-Brieuc, qui a déjà accueilli le « B. Boy unit » en 2006. À ses côtés, Momoze peut aussi compter sur l'association lavalloise la Voie des citoyens, qui l'aidera à trouver des partenaires.
D'un point de vue culturel, l'événement est de taille. « Nous inviterons les huit meilleures équipes de «break dance» de France. Parmi elles, il y a Legiteam obstruxion, du Mans, Pockemon, de Lyon, Phase T, de Paris... On espère aussi faire venir Wanted, l'équipe de Junior qui a remporté le jeu télévisé «Incroyable talent». Huit autres équipes pourront s'inscrire sur l'open list. »
« L'appui des employeurs recherché »
Les différents groupes de danseurs se mesureront le 29 mars, entre 20 h et minuit, à la salle polyvalente de Laval. « On gardera le cercle traditionnel des «battles», c'est plus convivial », souligne Momoze. Les « battles », ce sont ces rencontres au cours desquelles les danseurs de hip-hop « s'affrontent » en dansant. Pour ce rendez-vous, ils le feront à huit contre huit.
Grâce au partenariat avec la Ville (qui devrait subventionner le spectacle à hauteur de 8 000 ¤) et avec Laval spectacles, plus de mille spectateurs devraient pouvoir assister à ces « battles » dans des gradins ou autour du cercle.
« Le tarif normal sera de 8 ¤ en pré-vente et de 12 ¤ sur place. Mais nous allons essayer de trouver un accord avec le Cucs (Contrat urbain de cohésion sociale) pour proposer des tarifs préférentiels aux familles les plus modestes », indiquent Momoze.
Les organisateurs de cette manifestation vont également démarcher des entreprises. « À Laval, certains employeurs cherchent de la main-d'oeuvre, sans la trouver. Nous aimerions que les forces vives de Laval s'investissent à nos côtés. On veut aussi servir la population lavalloise et notamment celle des quartiers défavorisés, déclare Mohamed Al Marzak. Sur place, on pourrait donc imaginer des stands où les employeurs, sponsors de l'événement, pourraient rencontrer des chercheurs d'emplois. »


